"Une direction d’orchestre qui sait ce que diriger Rossini veut dire… Dès la sinfonia introductive, le ton est donné et la soirée tiendra ses promesses sur le plan orchestral. À la tête de l’orchestre de l’Opéra, Alessandro Cadario fait partie de cette nouvelle génération de chefs capables de conjuguer respect des traditions et connaissance des études musicologiques rossiniennes en cours depuis la « Rossini Renaissance » des années 1980. Son geste s’inscrit ainsi dans la filiation musicologique d’Alberto Zedda, figure tutélaire du festival de Pesaro, tout en insufflant à la phalange phocéenne une authentique respiration. Sous sa direction, les pupitres – et particulièrement la petite harmonie – rivalisent d’espièglerie, révélant le brillant mais aussi la mélancolie subtile qui irrigue la partition du « cygne de Pesaro ». Les moments attendus sont au rendez-vous : l’« orage », passage romantique obligé, se déploie avec une maîtrise parfaite des attaques, tandis que les deux concertati conclusifs, réunissant chœur, solistes et orchestre, savent convaincre par leur mise en place impeccable."
(resonances-lyriques.org, Hervé Casini)
"Alessandro Cadario faisait ce soir ses débuts dans une fosse française et il n’est pas bien hasardeux de prophétiser qu’il sera régulièrement invité, dans les prochaines années, à revenir en France pour y diriger Rossini, Bellini et les œuvres de jeunesse de Donizetti – voire celles de Verdi ! Sa silhouette juvénile émergeant de la tête et des épaules de la fosse du théâtre municipal de Marseille, ce jeune chef italien donne à qui veut prendre le temps de l’observer une véritable leçon de direction d’orchestre : le geste est précis, la battue ample sans être approximative, le regard perpétuellement aux aguets afin de ne négliger aucun pupitre et, surtout, il a l’intuition naturelle du tempo juste. Alessandro Cadario connait sa partition dans les moindres détails, ce qui lui permet d’être totalement libre dans l’accompagnement des chanteurs et de s’abandonner entièrement à la fièvre du crescendo rossinien qu’il laisse s’épanouir autant que l’orchestre est capable de le suivre. Précisément, les musiciens de l’orchestre de l’Opéra de Marseille semblent avoir mangé du lion et on peut mesurer la confiance qu’ils accordent au maestro Cadario à la rigueur avec laquelle ils obéissent à la moindre inflexion de sa baguette. Malgré une acoustique un peu cotonneuse propre à la salle marseillaise, tous les pupitres de la phalange sont aiguisés et parfaitement en rythme, capables de produire un son à l’italianità diablement séduisante."
(premiereloge-opera.com, Nicolas Le Clerre)
"Dans la fosse, l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Marseille, sous la direction d’Alessandro Cadario, avancent comme une mer attentive. Les crescendos montent, se replient, éclatent doucement, rappelant que l’eau n’est jamais loin ici. Rien n’est lourd, rien n’est mécanique. La musique écoute la scène, la relance, l’enveloppe, et chaque ensemble devient un moment de pur théâtre vivant."
(lemeridional.com, Philippe Arcamone)
"L‘orchestre avait été placé sous la direction d’un chef invité, Alessandro Cadario. Dès la célébrissime ouverture, pétillante à souhait, il a été d’une précision et d’une efficacité remarquables à la tête d’une phalange qui se maintient au plus haut niveau, quel que soit le programme."
(lyrica-massilia.over-blog.com, Jean-Pierre Bacot)